Veuillez patienter pendant le chargement de la page.

La Nuit Unique / Théâtre de l’Unité | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

La Nuit Unique / Théâtre de l’Unité

Résumé

Théâtre de l'Unité

La Nuit Unique


Détails

Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil. 

W. Shakespeare - auteur

 

l'Usine présente La Nuit Unique et vous invite à passer une nuit, dans un lieu inédit avec les complices audacieux du Théâtre de l'Unité. Cette compagnie emblématique du théâtre de rue n'en finit pas de nous offrir des nuits d'amour bouleversantes de poésie et de générosité. Ce spectacle hors du commun est l’aboutissement de « 45 ans de recherche, de bouts d’essais, de chutes, de ratages, de petites victoires et de rêves. »

 

L’an passé, l'Usine ouvrait sa saison en vous proposant plusieurs spectacles en une seule soirée. Parmi eux, le Théâtre de l'Unité nous emmenait dans leurs Chambres d'amour. Une forme intime, privilégiée, où les poèmes susurrés à l’oreille nous effleuraient comme une caresse, artistique et exquise. Ils reviennent cette année pour une expérience théâtrale hors du commun : partager une nuit avec nous sept heures durant. Une traversée nocturne en présence de dix acteurs, chanteurs et musiciens qui inventent un voyage aux confins du sommeil. Au cours de la nuit, comme les cycles qui habitent nos rêveries, plusieurs états s'alternent : s'assoupir, s'endormir, rêver, rester éveillé… Leurs récits  bercent et nous confondent peu à peu entre le rêve et la réalité, la vie et le théâtre... mais qu'est ce que la nuit si ce n'est cette parenthèse hallucinatoire, discontinue, fragmentaire d'images et de fantasmes. La Nuit unique est un spectacle éminemment intime qui s'invite en nous avec le charme des confidences et la nostalgie des souvenirs.

 

Théâtre de l'Unité

Souvent nous nous disons, là on n'ira pas plus loin, c'est fini, et pourtant à chaque fois, nous repartons...

Bizarre cet éros, notre vrai problème, c'est que nous n'arrivons pas à vieillir, et ça c'est un problème pour une des plus anciennes jeunes compagnies françaises...

Présentez, âme !

le théâtre de l'Unité, est-ce vraiment autre chose ?

C'est en 1972 que de la rencontre vraisemblablement inopinée mais néanmoins vraisemblable entre Jacques Livchine (formé au cours Simon puis à l'université internationale du théâtre et à l'institut d'études théâtrales de Censier ), Hervée de Lafond (qui a flirté avec les études de cinéma avant de passer au théâtre)- deux acteurs de ce que l'on nommait alors le jeune théâtre- et le scénographe- décorateur Claude Acquart allait naître le théâtre de l'unité. Aventure qui rendrait indémaillable la complicité entre les trois susnommés. Ils frisaient alors la trentaine.

Comme le nom l'indique le théâtre de l'unité c'est d'abord une équipe. Plus soudée dans le risque que dans le savoir- faire, plus soucieuse d'inventer que de faire carrière, plus prompte aux élans kamikazes qu'à l'autosatisfaction. Comme son nom ne l'indique pas, le théâtre de l'unité pratique un théâtre de la plus extrême diversité. Car si on veut les résumer dans une formule on ne peut guère parler que d'un théâtre qui ne tient pas en place. Ils tournent dans le monde entier :Corée, Chine , Canada, USA, Danemark, Portugal, Italie, Pologne, Belgique, Angleterre, Allemagne, Islande, Russie, Estonie, Israël, Australie, Nouvelle Calédonie, Guyane etc.

Leur spectacle le plus emblématique, c'est la 2 CV théâtre (1977). un acteur à l'avant, deux spectateurs à l'arrière qui assistent, exactement aux premières loges, à une histoire proustienne de huit minutes, au milieu du grand rituel théâtral : ouvreuse antipathique , pompier de service, garde républicain. Dans ce plus petit théâtre du monde, ils parvenaient à résumer ce qu'était pour eux le théâtre : connivence, complicité, élitaire-populaire, cocon dans le monde et à l'abri du monde.

Gens de dialogue social et de théâtre à l'emporte-pièce, ils éprouvent le besoin de se confronter à une ville, une population, et leur implantation dans la ville nouvelle de St Quentin en Yvelines (1978-1985) leur donna satisfaction. Ils y inventèrent de multiples pièces, mais aussi la grande fête d'un jour :le carnaval des ténèbres.

Loin d'être sensible à l'attraction parisienne, le théâtre de l'unité s'en est radicalement éloigné en 1991 en s'installant à 487 kilomètres de là, dans l'Est de la France, à Montbéliard, haut lieu des usines Peugeot.

"Ici plus de bataille médiatique, plus de bataille de reconnaissance, disent-ils, peut-être la vraie vie, très pleine, face à des vrais gens". Or donc à Montbéliard ils ont ouvert cette année -là et le plus sérieusement du monde, le premier centre d'art et de plaisanterie de France, établissement sans doute unique qu'ils définissent comme une "espèce d'institution anti-institutionnelle". Ils y reprirent quelques-uns des succès qui avaient assis leur réputation, y inventèrent une grande fête, le réveillon des boulons, firent fleurir de nouveaux concepts comme la surprise champêtre, les thés musicaux, les académies des saveurs, et des événements dont eux seuls possèdent le secret - les sardanapales, la fête du malheur, la plus mauvaise pièce de l'année, sans oublier leur culture de l'insolence qui les a très vite fait connaître dans la ville comme des empêcheurs de tourner en rond, surtout le sénateur maire qui un jour en voulant faire un discours se trouva propulsé à vingt mètres de hauteur au bout d'un élastique.

Neuf ans après, considérant qu'ils ne se renouvellent plus assez, ils vont fonder leur camp N° 8 dans les anciennes filatures Japy à Audincourt, où ils comptent inventer un nouveau concept autour de la fête et du populaire, si décrié ces temps -ci. Extraits de la revue de l'afaa.

Veuillez patienter pendant le chargement de la page.

Bouton Play/Pause
/
Barre d'outils