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I’m not Giselle Carter / Collectif BallePerdue | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

I’m not Giselle Carter / Collectif BallePerdue

Résumé

Collectif BallePerdue

I'm not Giselle Carter

Informations pratiques

sortie d'Usine*
dimanche 2 mai 2021
à Tournefeuille

durée : 30 min - dés 14 ans - en intérieur

gratuit sur réservation

réserver

* étape de création publique ouverte à tous et toutes et gratuite


Détails

l’Usine accompagne le collectif BallePerdue mené par Marlène Llop depuis 2016. Les six artistes du collectif offrent dans leurs spectacles une place nouvelle aux texte, à la musique, à l’image. En résidence de création du 21 avril au 2 mai, l'Usine vous invite à la sortie d'Usine* de cette création le dimanche 2 mai à 11h à Tournefeuille. 

 

Après deux créations autour d’une parole politique et sociale (Asile Club et Gora ! un selfie au milieu des sioux), quelle histoire allez-vous raconter dans ce nouveau projet ? 

 

Marlène Llop : Il est peut-être trop tôt pour parler de cette histoire, on peut juste s'avancer en vous disant qu'il s'agira sûrement d'une histoire de croyances au sens pluriel du terme et s'inviter sur le dilemme sacré-profane. Des grandes religions à Youtube, de la Vierge Marie à Beyoncé, des fantômes aux dames blanches, des rumeurs aux légendes urbaines, des prophéties à la collapsologie, de l'art au foot, nous voudrions proposer un contre-monde fait de parallèle, de magie et de simulacre, imaginer des mythologies peuplées d'apparitions nocturnes, renouer le dialogue avec le sens surnaturel des lieux.

 

En quoi la figure de la pop star, et tout particulièrement celle de Giselle Carter (alias Beyoncé), puisqu’elle donne pour le moment son nom à la pièce, nourrit-elle vos réflexions ? Que vient–elle incarner pour vous ?

 

Manu Berk : Les pop stars sont les icônes d'aujourd'hui qui comptent plus de fidèles ou de followers que les églises. Les réseaux sociaux contribuent à l'évangélisation et nourrissent notre réalité. Il nous semble que nous sommes là aussi dans un registre de croyance. Les plasticiens se sont depuis longtemps amusés de cette question, d’Andreas Serrano à David Lachapelle en passant par Pierre et Gilles. Que provoque la mort de Dieu, que provoquera la mort de Beyoncé ? De Dieu à Beyoncé, on est dans « l'accumulation de spectacles » et de richesses, pour parler comme Debord. C'est pas nouveau, la puissance de l'art au service des idéologies, c'est la même machinerie que les croisades en plus sexy, en plus glamour.

 

Marlène Llop : On n’est pas dupe, on a bien saisi l'enjeu du « rêve américain ». Mais nous nous en servons pour poser un contexte de rêve, de croyance, de mythologie sans jugements ni critiques. On est nous-même fascinés par Beyoncé et son industrie, ces clips, sa puissance et sa chanson don't hurt yourself. Pour les jeunes c'est déjà le Moyen-âge, mais nous, elle a notre âge ! Mais restons lucides, on ne fera jamais de Tournefeuille un Super-Bowl ou un Coachella !

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