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Nuit Bleue #7 / Créatures de l’Amour et du Désir | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

Nuit Bleue #7 / Créatures de l’Amour et du Désir

Résumé

Nuit Bleue #7

Créatures de l'Amour et du Désir 

 

en partenariat avec le Quai des Savoirs - Toulouse Métropole, Radio radio et la Cinémathèque de Toulouse 

Informations pratiques

vendredi 5 février 2021
à 20h30 au Quai des savoirs

à partir de 12 ans - bar et restauration sur place

tarifs : tarif plein : 10€ / tarif réduit : 5€ / tarif jeunesse : 3€

réserver

 

 


Détails

Inaugurées en février 2014, les Nuits Bleues offrent une place à des formats artistiques atypiques au cœur de la saison. Pour cette septième édition, la direction artistique de la soirée est confiée à Céline Nogueira, comédienne, metteuse en scène, écrivaine, traductrice. Une carte blanche menée en partenariat avec le Quai des Savoirs dans le cadre de l’exposition " De l'amour " du 11 décembre 2020 au 5 septembre 2021.

 

Pour cette Nuit Bleue #7, l’Usine en partenariat avec le Quai des Savoirs vous offre une carte blanche dans le cadre de l’exposition « De l’amour ». Quelles sont les premières images qui vous viennent en tête ? Comment souhaitez-vous aborder cette thématique ?

 

C’est un cadeau vertigineux. Très vite, nous nous sommes entendus sur le désir commun de traiter des femmes et du patriarcat. De la femme à la sorcière, en visitant les fantasmes qui y sont rattachés, j’ai privilégié des figures en tant que « créatures de désir et d’amour ». Des créatures hors-normes qui seraient investies dans un furieux désir d’aimer, au-delà des déchirures de genre, dans leurs vulnérabilités et leurs monstruosités. (...)

Cette perspective transversale d’inscrire la Nuit Bleue #7 dans l’exposition scientifique « De l’amour » m’a donné à penser et imaginer les passages de galerie en galerie, d’espaces confinés en espaces éclatés. Et proposer des rencontres privilégiées, créature - spectateur·trice. Provoquer l’osmose amoureuse, compassionnelle, sororale et fraternelle. Plonger les publics au cœur d’une expérience quantique.

 

Vous participez à différents groupes de recherche qui ont pour vocation l’étude des créations féminines en tant que puissantes machines à penser. Vos pièces et vos écrits

défendent également une pensée féministe et militante. Ces questions sont-elles au cœur de votre inspiration pour cette création ?

 

Oui. C’est le fondement de mon expression. Et c’est, je crois, pour cela que cette Nuit Bleue #7

m’a été confiée. Je n’ai pas la volonté d’écrire pour aboutir à une oeuvre féministe, j’ai appris à assumer ce que je suis et ce qui me meut. Mon écriture est fondamentalement féministe car j’écris sur le désir des femmes, opprimé ou exalté et pour un ordre d’équité. Ma matière première, c’est le corps. Et tous les corps portent les stigmates de la violence sociale et politique. Comment pourrais-je faire l’impasse d’une réflexion sur l’ordre patriarcal dans lequel ils s’inscrivent ? La question de ma place, et par extension la place des femmes et des hommes, en tant que créatures sociales et politiques est au coeur de ma tripe, donc, de mon geste théâtral. Alors, imaginer des créatures de Désir et d’Amour, c’est forcément envisager le rapport de force et de violence à l’œuvre, les espaces propices ou non à l’émancipation. (...)

 

Avec ce format atypique des Nuits Bleues, que vous inspire cette liberté de vous défaire des codes du spectacle vivant ?

 

Cette liberté m’inspire autant d’excitation que d’effroi ! Et la résolution de cette ambivalence se trouve précisément dans la contrainte ou le cadre que la Nuit Bleue #7 définit plutôt bien. « Format atypique » est déjà un cadre. En même temps, je ne suis pas vraiment une artiste typique. (...) J’ai pour habitude de tordre les codes du spectacle vivant dans l’espoir de surprendre et déstabiliser. C’est réussi ou raté, selon. Mais se défaire des codes, c’est tenter de se dérober à une certaine posture consumériste ou passive, où l’interprète donne et le spectateur reçoit, ce que le frontal théâtre induit souvent. Ainsi, le rendez-vous sera performatif et centré sur le contact, pour provoquer la rencontre dans une intimité privilégiée, se toucher et se laisser toucher « autrement ».

Pour voir le crâne de la vanité sur le tableau Les Ambassadeurs de Holbein, le public doit se déplacer. Il n’a pas le choix. Et c’est dans ce mouvement participatif, interactif de l’anamorphose que je voudrais inviter les publics. Mais voyez, en vous disant cela, je limite déjà le champ de votre imaginaire et votre capacité à vous laisser saisir, restreignant ainsi toute possibilité de vous surprendre. Je ne peux que vous proposer de participer à une expérience sensorielle avec des monstres d’Amour et de Désir.

 

entretien à lire dans son intégralité ICI

 

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En lien avec : 

 

Du 15 au 19 février

L'Observatoire Des Tenaces & Collective

à l’Usine

 Les Tenaces & Collective est une extension militante de la Compagnie d’Elles* lancée en 2013 à l’initiative de Yaëlle Antoine et de Marion Guyez dans la continuité de la démarche féministe de leur compagnie afin de lutter contre le sexisme et les inégalités entre les sexes dans le secteur du cirque et des arts de la rue.

 

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Du 11 décembre 2020 au 5 septembre 2021

Exposition "De l'amour"

au Quai des savoirs

Quel sujet d’attention plus universel que l’amour ? Énigmatique, moteur tout-puissant de tant d’histoires, l'amour semble particulièrement difficile à cerner. " De l'amour " est une exposition présentée au Quai des Savoirs qui questionne ce mystérieux sentiment en s'appuyant sur des travaux scientifiques et artistiques.

Pour plus d’information www.quaidessavoirs.fr

 

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De mars à avril 2021

Cycle "Sorcières"

à la Cinémathèque de Toulouse 

S’éloignant rapidement de l’image d’Épinal de la sorcière au nez crochu enfourchant son balai quand elle ne mitonne pas un mauvais coup dans son chaudron, le cinéma a fait de la sorcière un personnage fascinant, à la fois projection de la peur d’une société machiste envers les femmes et représentation d’une révolte féministe envers cette même société. Un personnage subversif condamné à la persécution. Qu’elle soit horrifique, comique, érotique ou hérétique, de Dreyer à Romero, tour d’horizon d’une figure ensorcelante du cinéma.

Pour plus d'information www.lacinemathequedetoulouse.com

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