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Fin d’interdiction de stationner #9 | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

Fin d’interdiction de stationner #9

Résumé

FIS #9
Compagnie Jeanne Simone

Chère Métropole


Détails

l’Usine a invité la compagnie Jeanne Simone  à explorer le territoire métropolitain.  Cette équipe de danse en espace public venue de Bordeaux sillonne la métropole depuis le début de l’année et poursuivra cette investigation artistique jusqu’à la fin 2019. Ce deuxième temps de rencontre est l’occasion de découvrir la démarche expérimentale de cette compagnie qui se frotte à la question du « commun » à l’échelle métropolitaine. Le mercredi 14 novembre, la compagnie invite Catherine Grout, professeur d'esthétique et auteure de nombreux ouvrages sur l'art et l'espace public.

 

Fin d'Interdiction de Stationner
Partage public #2
 
Nous arpentons depuis quelques mois la Métropole toulousaine à pied, en bus, en vélo, en conversation, en ondes, en projection cartographique, en lecture, en peau, en échange poético-épistolaire avec des membres de son administration... D’errances en jeu de piste, de rencontres en traversées, des trajets se dessinent, des lieux s’imposent, des êtres peuplent cette cartographie subjective. Notre dialogue avec le territoire se nourrit du présent, mais aussi des mots d’autres, penseurs, artistes, c’est selon. Nous tentons de saisir un insaisissable en cherchant comment ressentir la multitude des parcours, des histoires, des vies, des strates, des traces, des idées, des émotions, des gestes qui constituent et transforment chaque jour ce qu'on appelle La Métropole
 
Nous inventons aussi des moments à partager, qui ne sont pas des spectacles, ou pas seulement, qui ne sont pas des discussions, ou pas que, des moments au format mouvant et mobile, des rendez-vous improbables et vivifiants, pour vous inviter dans notre processus, dans des lieux savoureux de la Métropole.
 
"...Interprète(r) le paysage comme "espace du paysage", mode d'être du sujet vivant en mouvement dans le monde environnant dont il fait partie. Il n'y aurait donc pas d'un côté, le paysage et de l'autre, un sujet. Cela suppose de poser que le paysage concerne dans le même mouvement et le sujet et le monde environnant ou le moment-de-monde(...) Il s'agit, sans hiérarchie, mais avec attention voire avec précaution, de prendre soin en un même mouvement de soi et des autres et du monde."
Catherine Grout, Le sentiment du monde, éd. La lettre volée 2018
 
Mercredi 14 novembre, nous vous convions dans le quartier Andromède car nous aimons la manière dont cet endroit raconte l'évolution de la Métropole. Pour ce nouveau rendez-vous, nous serons avec Catherine Grout (professeur d'esthétique HDR à l'ENSAPL et chercheuse au LACTH) et nous tenterons de croiser sa parole et nos actions, notamment au sujet de ses deux derniers ouvrages qui accompagnent notre recherche (L'Horizon du Sujet et Le Sentiment du Monde, éd. La Lettre Volée). Nous vous attendons à 18h arrêt de tram Andromèdepour partager avec vous un épisode de cette Fin d'Interdiction de Stationner ou "comment saisir l'insaisissable métropole"
 
Bienvenu-e-s.
Jeanne Simone
 
Fin d’interdiction de stationner
Initié en 2007, ce dispositif constitue l’action la plus représentative de la dynamique d’infusion mise en œuvre par l’Usine. Fin d’interdiction de stationner fédère une équipe artistique invitée sur plusieurs communes de Toulouse Métropole, le tissu associatif, social, éducatif et les personnes vivant sur ce territoire. Il représente un espace-temps partagé d’expérimentation et de tentative, sur du long terme, autour d’une thématique spécifique liée au contexte du territoire. À chaque opus, un travail de fond alimente les réflexions et recherches relatives à l’art dans l’espace public. Un travail qui reflète ainsi le désir d’infuser artistiquement le territoire.
 
Fin d'interdiction de stationner est un projet conçu et imaginé par l'Usine, mené avec le soutien de Toulouse Métropole et du réseau En Rue Libre.
 

Jeanne Simone

Depuis 2004, Jeanne Simone explore une dramaturgie des corps en relation aux espaces, et très spécifiquement ceux de nos quotidiens. L’attention aux lieux et à leurs usages nourrit sa réflexion et son écriture chorégraphique et sonore.

Observer, détourner, prendre soin, révéler. Décaler ses points de vue d’usagers, renouveler ses relations aux environnements qui les façonnent. Traverser d’intime l’espace public, mettre en coprésence ses états perceptifs à la vie quotidienne… Si les espaces non dévolus à la représentation sont par essence ses viviers de recherche, tous les espaces nourrissent son cheminement, même les théâtres, dès lors que la compagnie les considère dans leur entièreté pour en donner à lire la multitude d’usages.

Les créations de Jeanne Simone questionnent la fragilité, l’appétit, l’éclat de l’être dans ses espaces quotidiens et interrogent les possibles du vivre ensemble.

La recherche corporelle de Jeanne Simone s’aventure vers une poétique chorégraphique du quotidien. Avec les danseurs autant qu’avec les comédiens et musiciens, elle travaille à rendre quotidienne la performance physique et à révéler le potentiel poétique des défauts, des irrégularités de chaque corps en jeu.

Son rapport à l’espace (public) repose sur une grammaire des perceptions, son vocabulaire sur l’affutage des différents systèmes du corps, avec le Body Mind Centering comme fabuleux matériel de base. Cette approche pédagogique aborde l’éducation somatique par le mouvement et le toucher. A la ligne

Ainsi les moments chorégraphiés sont des structures précises, qui laissent l’interprète à l'écoute du moment, de l’accident, de la rencontre avec l’extérieur.

 

Catherine Grout, est professeure d’esthétique HDR à l’ENSAPL, chercheuse au LACTH, ancienne résidente de la Villa Kujoyama (1994-95), membre de l’AICA depuis 1984. Ses écrits portent sur le paysage et sa représentation, l’espace public, l’art, l’apparaître et l’expérience à partir du sentir et de la spatialité (E. Straus), directrice de la Biennale d’Enghien-les-Bains de 1994 à 2004, de manifestations en milieu urbain (Bolzano, Chuwei, Tokyo). Elle est notamment l'auteure de Pour une réalité publique de l’art,  (Paris, L’Harmattan 2000), L’Émotion du paysage, ouverture et dévastation (Bruxelles, La Lettre Volée, 2004) et L’horizon du sujet. De l’expérience au partage de l’espace (Bruxelles, La Lettre Volée, 2012).

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