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Moebius / Justine morcelée | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

Moebius / Justine morcelée

Résumé

Mœbius

Justine morcelée


Détails

Après les créations de Lambda et Pharmakos, après l’invitation au projet d’éducation artistique et culturelle qui a vu naître La Rose et le Réséda en mai dernier, l’Usine accueille une nouvelle fois le collectif montpelliérain Mœbius pour Justine Morcelée, deuxième volet d’un dytique autour du thème du bouc émissaire. Suite à la création de Justine, forme longue au plateau, la pièce va connaître son pendant radical : une forme brute, sans artifice technique, à jouer en collège. Un travail dédié à la question du harcèlement adolescent et à la violence du passage vers le monde adulte. Une pièce nourrie par des temps d’immersion en collège et par des temps d’écriture à l’Usine.

 

Justine est une jeune fille perdue entre ses rêves et une réalité de moins en moins supportable. Est-elle victime des autres, victime d’elle-même ? Là est la question. C’est alors que les vexations répétées et les humiliations banales et quotidiennes virent au cauchemar et au tragique. Justine disparaît.

 

A travers trois soli indépendants, joués le même jour et dans différentes classes, le mystère de cette disparition est abordé de façon multiple, partielle et partiale. Les spectateurs plongent dans une enquête, à la manière d'un polar, noir et halluciné. Mais ici aucune autorité ne vient faire la lumière. Ce sont les protagonistes eux-mêmes qui tentent leur examen de conscience et retracent les événements.

Il y a Luis, le garçon ; Arielle, l'adulte ; il y a Justine, elle-même (ou son fantôme peut-être). Les points de vue divergent et les versions des faits se teintent d'étrangeté. Que s'est-il passé ? Qui est victime ? Qui est responsable ? Que faut-il faire maintenant ? Que faut-il dire ?

Après les enquêtes, il y a les procès. Chacun est à la fois juge et partie. L'âme se tend et se tord sous les contradictions. En mettant à nu les protagonistes de la violence, le spectateur entre dans la complexité des mécanismes qui la provoquent.

 

Si les paroles des personnages sont isolées les unes des autres, réservées chacune à un auditoire exclusif, c'est parce que la violence commise sépare et enferme chacun dans sa subjectivité. C'est aussi le moyen de susciter le débat entre les différents groupes qui auront chacun leur point de vue sur l’histoire. C'est les encourager à opposer leurs versions et à reconstituer un puzzle aux dimensions multiples.

Une partie des réponses et des pièces manquantes du puzzle figureront dans Justine, le premier volet du diptyque. En voyant les deux pièces, le spectateur pourra cheminer de façon subjective et onirique dans le dédale des rapports entre bourreau et victime.

 

Mœbius

La compagnie Mœbius, née en 2008, est un collectif d’acteurs issus de l’ENSAD de Montpellier. Ils articulent leur travail autour de trois axes : la tragédie, l’héritage et leur génération. S’inscrivant dans la création contemporaine, leurs spectacles reposent sur l’écriture collective, l’expérimentation au plateau, et le collectif en tant qu’espace structuré de liberté et de création. Après avoir accompagné la création de Lambda (2012), puis celle de Pharmakos (2014), l’Usine invite ces artistes à questionner des notions telles que la laïcité, le vivre-ensemble, la relation à l’Autre.

 

en résidence du 14 au 27 mai

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