Au bord du monde

Compagnie Les Chiennes Nationnales

Cycle de rencontres dans le cadre de la crĂ©ation Vivre ! Chroniques d’un mouvement 

©Matthieu Fayette & ©Chiennes Nationales

Être soi dans l’espace public : du soulĂšvement Ă  la libertĂ©

Cycle de rencontres proposé par la compagnie Les Chiennes Nationales (conçu par Guilda Chahverdi & Maïa Ricaud)

Pour son premier cycle de rencontres, Au bord du monde interroge l’espace public comme lieu de libertĂ©, de rĂ©sistance et de crĂ©ation, Ă  partir du soulĂšvement « Femme, Vie, LibertĂ© ».

Deux journées pour croiser cinéma, débat, création artistique et rencontres autour de la situation iranienne et de celles et ceux qui résistent pour défendre la liberté.

  •  Vendredi 6 novembre à  20h, CinĂ©ma Utopia Tournefeuille

Projection du documentaire Iranien de Mehran Tamadon, en prĂ©sence du rĂ©alisateur, suivie d’un Ă©change avec le public animĂ© MaĂŻa Ricaud et Guilda Chahverdi

  •  Samedi 7 novembre à  16h, L’Usine, Tournefeuille

Table ronde « Justice, soulĂšvement et crĂ©ation dans l’espace public », avec notamment l’avocate Chirinne Ardekani et l’artiste et cinĂ©aste Bani Khoshnoudi. La rencontre sera modĂ©rĂ©e par StĂ©phanie Ruffier et accompagnĂ©e de dessins rĂ©alisĂ©s en direct par Matthieu Fayette.  La Table ronde sera introduite et conclue par MaĂŻa Ricaud, metteuse en scĂšne de Vivre ! Chroniques d’un mouvement et responsable artistique des Chiennes Nationales, et Guilda Chahverdi, conseillĂšre artistique et dramaturge du projet, en lien avec les dessins rĂ©alisĂ©s par Mathieu Fayette.

En parallĂšle, une exposition prĂ©sente Ă  l’École d’enseignement artistique de Tournefeuille une sĂ©lection d’Ɠuvres graphiques rĂ©alisĂ©es par plus de 50 artistes, issues de l’ouvrage Une rĂ©volution iranienne – Femme, Vie, LibertĂ©. L’exposition est visible jusqu’au 21 novembre 2026.

Au bord du monde est un espace pour Ă©couter, comprendre, tĂ©moigner et faire rĂ©sonner les voix de celles et ceux qui, partout, dĂ©fendent la libertĂ© et le droit d’ĂȘtre soi.

 La journĂ©e se poursuivra autour d’un concert de musique traditionnelle iranienne et d’une repas de spĂ©cialitĂ©s iraniennes proposĂ©e par l’épicerie Caspienne 31.
Repas : 13,50 € sur rĂ©servation obligatoire.

Plus d'infos

Premier Cycle – 6 et 7 novembre Ă  Toulouse (Tournefeuille)

ÊTRE SOI DANS L’ESPACE PUBLIC : DU SOULÈVEMENT À LA LIBERTÉ

Cinéma & table ronde

 L’espace public est un lieu pour toutes et tous ; un lieu oĂč chacun avec sa personnalitĂ© et son identitĂ© circule, se dĂ©place et se rassemble librement « en toute sĂ©curitĂ© Â».  Il y a pourtant des contextes (cas) oĂč se dĂ©placer dans l’espace public en Ă©tant soi est interdit. Il faut obĂ©ir aux lois d’un gouvernement. C’est le cas en RĂ©publique Islamique d’Iran, un État thĂ©ocratique, autoritaire et dictatorial. Être soi dans l’espace public semble impossible. C’est ce qu’interroge Mehran Tamadon dans son film Iranien.

Le 16 septembre 2022, une jeune femme kurde iranienne, JĂźna Mahsa Amini meurt sous les coups pour ne pas avoir respecter le port du voile dans la rue. À quel moment l’espace public devient un lieu de peur et d’insĂ©curitĂ© ? Des milliers d’iraniennes et d’iraniens se sont soulevĂ©.es, s’emparant de la rue dans tout le pays pour crier justice : « Femme, Vie, LibertĂ© Â». Un mouvement est nĂ©. Il a Ă©tĂ© rĂ©primĂ©. Il y eu des milliers de morts et d’arrestations. Il n’existe pas de donnĂ©es exactes. L’espace public est devenu en Iran un lieu de terreur et de mort. En dĂ©pit de cela la rĂ©sistance ne s’éteint pas. Elle semble mĂȘme se renforcer. Narges Mohammadi, militante des droits de l’homme depuis plus d’une vingtaine d’annĂ©es et Prix Nobel de la Paix (2023) poursuit son combat au prix de sa santĂ©, de l’éloignement avec les siens, de sĂ©jours en prison. Jusqu’oĂč peut-on risquer sa vie au nom de la libertĂ© ?

Le mouvement « Femme, Vie, LibertĂ© Â» s’est propagĂ© dans le pays puis au-delĂ  des frontiĂšres iraniennes, dans le monde grĂące aux rĂ©seaux sociaux – autre espace public – mais aussi grĂące Ă  la circulation des Ɠuvres d’artistes iraniens, internationaux parfois restĂ©s anonymes. Ces Ɠuvres portent la voix d’une rĂ©volte, elle l’amplifie et l’inscrivent dans le temps et une pĂ©rennitĂ©. Comment une Ɠuvre peut-elle servir la justice, le droit de rester soi et la libertĂ© ? Quel(s) rĂŽle(s) joue la crĂ©ation artistique dans un soulĂšvement ?

Le soulĂšvement du peuple iraniens perdure depuis prĂšs d’un demi-siĂšcle. L’Ɠuvre semble faire mĂ©moire en transformant des traces du passĂ© en expĂ©rience sensible et partagĂ©e qui dĂ©fie l’oubli.

BIOGRAPHIE

 Chirinne Ardekani : fondatrice de l’association Iran Justice (en rĂ©action au meurtre de JĂźna Mahsa Amini par la police des meurs). L’association documente les crimes d’État du rĂ©gime iranien dans l’objectif de traduire leurs auteurs en justice. Elle est par ailleurs l’avocate de Narges Mohammadi, militante fĂ©ministe iranienne, laurĂ©ate du prix Nobel de la paix en 2023, actuellement emprisonnĂ©e en Iran.

 Bani Khoshnoudi : cinĂ©aste et plasticienne d’origine iranienne. Son Ɠuvre explore les thĂšmes de l’exil, la modernitĂ© et ses violences, la mĂ©moire et l’invisible. Le travail de Bani a Ă©tĂ© exposĂ© au Centre Pompidou, Ă  la Fondation Serralves Ă  Porto, Ă  la Fondation Cartier, au musĂ©e d’art contemporain MUAC Ă  Mexico et au musĂ©e d’art contemporain de Zaghreb, entre autres. Films :

The Vanishing Point (2025) ; The Silent Majority Speaks (2010-2014), cette fresque politique sur 100 ans de rĂ©volte politique en Iran a Ă©tĂ© incluse dans le livre d’exposition de Georges Didi-Huberman, Uprisings pour le musĂ©e du Jeu de Paume Ă  Paris

 Mehran Tamadon : architecte et rĂ©alisateur. Il rĂ©alise Bassidji (2009) long-mĂ©trage documentaire consacrĂ© aux dĂ©fenseurs de la RĂ©publique islamique d’Iran. Il poursuit cette dĂ©marche de dialogue avec Iranien (2014), oĂč il convie, le temps d’un week-end dans une maison familiale prĂšs de TĂ©hĂ©ran, cinq religieux soutenant le rĂ©gime, afin de mener avec eux une rĂ©flexion commune sur les possibilitĂ©s de « vivre ensemble » aujourd’hui en Iran dans le cadre d’une sociĂ©tĂ© laĂŻque. Autres films : Mon Pire ennemi (2023), LĂ  oĂč Dieu n’est pas (2023)

Vendredi 6 & samedi 7 novembre

CinĂ©ma Utopia Tournefeuille – Imp. du ChĂąteau, 31170 Tournefeuille

&

L’Usine, Tournefeuille

CinĂ©-dĂ©bat 06 novembre 

Tarif : 8€ tarif plein / 5,50€ Tarif rĂ©duit

Table-ronde 07 novembre – RĂ©servation obligatoirre

Tarif : gratuit sans repas / 12€ avec repas (penser Ă  le signaler lors de votre rĂ©servation)

Vendredi 6 novembre

Projection du film documentaire Iranien de Mehran Tamadon (2014) en présence du réalisateur.

Heure de la sĂ©ance : 20h

DurĂ©e : 105 minutes (1h45)

Discussion : un Ă©change sera menĂ© par MaĂŻa Ricaud directrice artistique de la Cie Les Chiennes Nationales avec le rĂ©alisateur Ă  l’issue de la projection.

Synopsis :

Iranien athĂ©e, le rĂ©alisateur Mehran Tamadon a rĂ©ussi Ă  convaincre quatre mollahs, partisans de la RĂ©publique Islamique d’Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. Dans ce huis clos, les dĂ©bats se mĂȘlent Ă  la vie quotidienne pour faire Ă©merger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l’apprĂ©hension du monde des uns et des autres est si opposĂ©e ?

Informations complĂ©mentaires sur le film et note d’intention du rĂ©alisateur :

https://transmettrelecinema.com/film/iranien/#generique

Samedi 7 novembre

Samedi 7 novembre – L’Usine (CNAREP) Tournefeuille

Table ronde : Justice, soulĂšvement et crĂ©ation dans l’espace public

Heure : 16h

DurĂ©e : 1h30 suivi d’un Ă©change avec le public (durĂ©e totale 2h)

Quand la parole ne peut plus ĂȘtre entendue, la rue devient le lieu du soulĂšvement. À partir du mouvement iranien « Femme, Vie, LibertĂ© », cette table ronde interrogera l’espace public comme territoire de rĂ©sistance, de rĂ©pression et de libertĂ©. Avec Chirinne Ardakani, avocate et Bani Khoshnoudi cinĂ©aste et artiste visuelle nous explorerons ce que devient un soulĂšvement lorsqu’il se prolonge dans le droit, les images et la crĂ©ation artistique.

Invitée : Chirinne Ardekani, avocate et fondatrice de Iran Justice (à confirmer) et Bani Khoshnoudi, artiste visuelle et cinéaste

Modération : Stéphanie Ruffier, professeure agrégée de lettres et rédactrice spécialisée dans le spectacle vivant.

  • Guilda Chahverdi: conseillĂšre artistique pour le projet VIVRE! Chroniques d un mouvement  ET coorganisatrice de la table ronde du 7 novembre 

  • Constance Biazotto: coordinatrice rĂ©gie GĂ©nĂ©rale 

Introduction/conclusion : MaĂŻa Ricaud, metteuse en scĂšne de Vivre ! Chroniques d’un mouvement ! (CrĂ©ation 2028) ; conception et rĂ©alisation du cycle des rencontres Au bord du Monde et Guilda Chahverdi, conseillĂšre artistique et dramaturge sur la crĂ©ation Vivre ! Chroniques d’un mouvement !

 RĂ©alisation de dessins par Matthieu Fayette durant la rencontre.

 

L’exposition d’une sĂ©lection des Ɠuvres graphiques de plus de 50 artistes rĂ©unies dans l’ouvrage Une rĂ©volution iranienne – Femme, Vie, LibertĂ© (Ă©ditions. ENSBA) sera visible Ă  L’école d’enseignement artistique de Tournefeuille du 12/09/2026 au 21/11/2026 pendant les heures d’ouverture

La table ronde sera suivie d’un

CONCERT de musique traditionnel iranienne en compagnie d’Abbas des Yahyazadeh brothers et de Mehradad Mosaleh

Et d’une DÉGUSTATION d’un menu traditionnel iranien : Zereshk, kashke bademjan et un dessert selon l’humeur de la cuisiniĂšre ATIYEH JAFARIROSTAMI de l’épicerie Caspienne 31.