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L’histoire | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

L’histoire

Le geste artistique est le moteur de l’Usine depuis trente ans. Quel que soit le lieu où elle s’est ancrée : une friche squattée à Blagnac au milieu des années 80 avec l’affirmation d’une contre-culture, en passant par une menuiserie louée à Tournefeuille, pour s’établir aujourd’hui dans le premier équipement culturel construit par la Métropole. Ce geste a traversé toute l’histoire de l’Usine et il a rendu possible le soutien des partenaires institutionnels. l’Usine est  désormais  labellisée Centre national des arts de la rue et de l’espace public par le ministère de la Culture.

Elle est également  accompagnée  par Toulouse Métropole, la Région Occitanie, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne et la Ville de Tournefeuille et inscrit son projet artistique et culturel à l’échelle des 37 communes toulousaines pour faire rayonner les arts de la rue jusqu’à l’international.

 

Qu’il s’agisse de résidences d’écriture, de construction, de répétition, de repérage en espace public, nous accompagnons les artistes à chaque étape de la création de leurs spectacles.

Le soutien à la création se prolonge par un travail de diffusion : l’Usine développe une programmation artistique où œuvres et public se rencontrent à travers une cinquantaine de rendez-vous et de spectacles de septembre à juin.

 

Dédiés principalement aux formes et aux esthétiques en espace public, les projets soutenus par l’Usine engagent donc une programmation nomade. Elle se déploie à l’Usine, à Toulouse et sur toute la métropole périurbaine. Elle invite le plus grand nombre à redécouvrir les espaces du quotidien et à questionner ce qui fait commun aujourd’hui : places, rues, chemins, parcs, cours, parkings, granges, lacs, friches… les scènes théâtrales s’ouvrent au paysage et s’installent au plus près des publics.

À la diversité des lieux de représentation s’ajoute celle des genres artistiques : théâtre, danse, cirque, musique… et des formes : intimes, monumentales, déambulatoires, performatives… Représenter la pluralité des écritures de l’espace public et en favoriser les croisements guident nos intentions.

 

Ouverte sur son territoire d’implantation et au-delà, l’Usine multiplie des coopérations avec tous les acteurs, du local à l’international. Aventures participatives, projets d’infusion, laboratoires d’expérimentation, éducation artistique et culturelle, en milieu scolaire et hors scolaire, autant d’actions qui favorisent la rencontre et permettent l’accès à toutes et à tous au geste artistique.

 

L’histoire de l’Usine

 

C’est en 1986 que des artistes et compagnies de rue se rassemblent à Blagnac, dans une ancienne usine d’équarrissage. De là se structurent différentes compagnies co-fondatrices de l’Usine dont Le PHUN et Images publiques, qui deviendra La Machine. Toutes deux demeurent toujours à l’Usine.

Ces artistes travaillaient simultanément au Royal de Luxe, compagnie alors en partance pour la ville de Nantes. Ils décident de rester à Toulouse et de s’installer dans cette première usine. Un squat informel de ferrailleur·ses, tourneur·ses, chaudronnier·ières, mécanicien·nes, plasticien·nes, comédien·nes, pour créer, construire, mutualiser leurs connaissances et leurs savoir-faire. Nous sommes alors dans une période où les arts de la rue s’émancipent et participent au renouvellement des écritures théâtrales. C’est à cette époque que naissent les festivals d’Aurillac, de Chalon-sur-Saône, de Ramonville.

 

Dès l’année 1994,  l’Usine s’installe en location à Tournefeuille dans une ancienne menuiserie. Elle poursuit son désir de faire sortir les arts dans la rue, gagne en visibilité, se professionnalise. Le bureau de production Les Thérèses rejoint l’Usine, Le PHUN est programmé dans le in du festival d’Avignon avec le spectacle Les Gûmes, La Machine construit les géants pour le Royal de Luxe.

l’Usine signe alors sa première convention avec la Ville de Tournefeuille et le ministère de la Culture en 2002. À partir de 2005, c’est l’ensemble des partenaires publics qui sont signataires pour accompagner les missions de l’Usine : soutenir la création et la formation.

Grâce au soutien important de Toulouse Métropole et de l’ensemble des pouvoirs publics, un bâtiment pensé et adapté aux besoins de chacun sort de terre en 2008. Dès lors, les missions s’étendent à l’infusion, la diffusion, la sensibilisation des publics. Au regard de la place que prend l’image dans les esthétiques contemporaines le studio d’animation La Ménagerie est invité à rejoindre l’Usine.

 

Jusqu’alors Scène Conventionnée arts de la rue, c’est avec le déploiement de ses activités artistiques, qu’elle reçoit en 2016 le label Centre national des arts de la rue et de l’espace public (CNAREP).

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