Veuillez patienter pendant le chargement de la page.

Jeanne Simone / Fis opus 9 | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

Jeanne Simone / Fis opus 9

Résumé

Jeanne Simone

Fin d'interdiction de stationner opus 9


Détails

l’Usine invite la compagnie Jeanne Simone à deux années d’exploration artistique pour mener le 9e opus de Fin d’interdiction de stationner. Menée par la chorégraphe Laure Terrier, cette équipe bordelaise investira le territoire métropolitain pour tenter d’écrire, d’exprimer, d’interroger ce qui fait commun aujourd’hui.

 

« Il est possible que la consistance du monde commun, de l’environnement commun, ne tienne
 que du fait des possibilités d’ébranlement qui s’y manifestent, du fait que chacun n’est vivant
que pour au moins un autre, et que chacun n’est vivant que dans la constitution d’un site commun,
qui n’est pas le rassemblement du site de l’autre et du site de l’un,
qui est un autre site, un site qui contient plus de symbolique que de réel. »

Marie-José Mondzain

dans Voir ensemble. Autour de Jean-Toussaint Desanti. Gallimard, 2003.

 

Chaque artiste impliqué dans cette aventure invente une façon « joueuse » et sensible d’aborder le territoire, s’appuyant sur des rencontres en chaîne, le voyage en transport en commun ou des obsessions en ricochets. Les lieux s’imposeront à mesure que la compagnie rencontrera les hommes. Des trajets se façonnent à travers la métropole, tissant une sorte de réseau qui pourra aisément constituer une partition, une cartographie, visitée ici de point en points, subjectivement.

Une façon de mettre la question du commun au centre de son action, de ses présences, en veillant à l’incarner et en la convoquant autour d’eux : Comment, pourquoi, quand et quoi faisons-nous ensemble ?

 

« Le commun se présente sous la forme d’une activité et non d’un résultat. […] Il est sous nos pieds (un devenir) et devant nous (un avenir). »

Pascal Nicolas Le Straat

Le Travail du Commun, éd. du Commun 2016

Fin d’interdiction de stationner opus 9 - Jeanne Simone © Anne-Cécile Paredes

 

distribution > équipe impliquée dans la régularité : Laure Terrier (chorégraphe et danseuse), Mathias Forge (compositeur-performeur), et Anne-Laure Pigache (artiste vocale)

 

Fin d’interdiction de stationner est un projet conçu et mis en œuvre par l’Usine dans le cadre d’un projet soutenu par Toulouse Métropole et le réseau En Rue Libre

 



NOVEMBRE 2018

NOVEMBRE 2018

Chère Métropole

 

C’est la première fois que je m’adresse à toi ça fait du bien car en français je peux m’adresser à toi si tu t’appelais le Métropole certain te nomme tu dois avoir une existence légale The Metropole c’est par vrai j’ai emprunté tes regards de personne tout à fait convaincue une matrice c’est la raison une métropole la reliance qui te constitue que tu es féminine un concept chère Métropole je ne sais pas si je m’adresse à toi la tâche elle n’est pas administrative c’est une vision mouvement qui s’assemble et il y a chose ou autre chose un chantier que tu es plein de choses Chère Métropole quel avenir je sais pas l’administration nationale te repère et tu es beaucoup plus que ça le chaos te rigide un rôle local régional en partie y a un cadre et c’est la raison pour laquelle chacun se déplace et c’est vraiment Chère Métropole comment vas tu ? tu sais ce qu’est la maladie ? débordée d’un train train tu as plein de chose à faire. Chère Métropole cherche re cherche est-ce que voilà c’est ça dans cette lettre la chair de tes chairs est-ce que une question qui te traverse je suis pas complètement celle-ci était présente. Aaa. A grossir. L’expanssion.

qu’est-ce qui se passe pour toi ? à rentrer dans la chair. je pense. T’as les deux à la fois. Tu pourrais former des outils de com. voir est-ce que le commun peut se réduire à un mot. habituellement je ne travaille pas avec un script. polysémie oui; je lutte pour m’imaginer prononcer ces mots j’aime penser que tu es faite de choses. si tu veux mettre un papier dans une enveloppe.

 

 

Chère Métropole

 

C’est la première fois que je t’écris et on se dit que ça fait du bien. je ne sais pas exactement comment m’adresser à toi alors que tu es nommée, certains travaille pour toi, tu as une existence légale. J’ai marché sur ton sol, j’ai croisé le regard de certain qui t’habitent et donc j’ai commencé à accéder à quelque chose qui te constitue. et c’est... chère métropole vas tu me répondre ? la tâche d’être reconnue en tant que métropole n’est pas simple. la métropole devient rouge, rose, bariolée. Tu es plein de choses. quel avenir possible à la notion mère de Métropole? les questions de pouvoir. Ceux qui te mettent en avant revendiquent quelque chose nationalement, internationalement. chère Métropole comment vas-tu? sais ce qu’est la maladie ? la santé ? voilà je crois que tu as plein de choses à faire. Chère Métropole cher cherche ma cherche ma chère ta chair de la chair et de quelle chair es faite ? as tu donné lieu à la chair si tu es un organisme, signé symbolisant, tu cherches à m’organiser, tu cherches à à à grossir tout le temps à répandre le sol, à t’occuper de tout à maitriser, à t’introduire dans quelqu’un. à rester dans la chair, faire partie de la chair de ceux qui vivent en toi, tu cherches à être leur commun dedans ces gens peuvent se réduire à un mot ? c’est très polysémique es tu polysensorielle ? je constate je m’adresse à chaque fois, de m’abstraire au label administratif j’aime pas que tu es faite de choses plus et plus à définir, que tu es complexe plein de ???

 

Veuillez patienter pendant le chargement de la page.

Bouton Play/Pause
/
Barre d'outils