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I’m not Giselle Carter / Collectif BallePerdue | l'Usine – Centre national des arts de la rue et de l'espace public(Tournefeuille / Toulouse Métropole)

I’m not Giselle Carter / Collectif BallePerdue

Résumé

Collectif BallePerdue

I'm not Giselle Carter


Détails

Présenté dans le cadre du temps fort - spectacles en espace public de l'Usine. 

 

l’Usine accompagne le collectif BallePerdue mené par Marlène Llop depuis 2016. Les six artistes du collectif offrent dans leurs spectacles une place nouvelle aux texte, à la musique, à l’image. En résidence de création du 21 avril au 2 mai, l'Usine vous invite à la sortie d'Usine* de cette création le dimanche 2 mai à 11h à Tournefeuille. 

 

"Beyoncé est morte ce matin à 8h32."

C’est une expérience philosophique que Marlène Llop et le BallePerdue collectif nous proposent sur nos croyances, nos superstitions, nos rapports aux icônes et aux écrans. 

Une mise en dialogue entre les codes des croyances passées et le culte pop des adorations d'aujourd'hui.

Dans des paysages Lynchéens, BallePerdue souhaite jouer des contrastes, entre le monde réel et l'alchimie de l'art, la peinture religieuse et les OVNIS. Quelle place pour les mystères, les visions, les secrets, les miracles, le cosmique ? Où sont passés nos fantômes, nos esprits? Et pourquoi les dames blanches ont un compte insta ?

 

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En quoi la figure de la pop star, et tout particulièrement celle de Giselle Carter (alias Beyoncé), puisqu’elle donne pour le moment son nom à la pièce, nourrit-elle vos réflexions ? Que vient–elle incarner pour vous ?

 

Manu Berk : Les pop stars sont les icônes d'aujourd'hui qui comptent plus de fidèles ou de followers que les églises. Les réseaux sociaux contribuent à l'évangélisation et nourrissent notre réalité. Il nous semble que nous sommes là aussi dans un registre de croyance. Les plasticiens se sont depuis longtemps amusés de cette question, d’Andreas Serrano à David Lachapelle en passant par Pierre et Gilles. Que provoque la mort de Dieu, que provoquera la mort de Beyoncé ? De Dieu à Beyoncé, on est dans « l'accumulation de spectacles » et de richesses, pour parler comme Debord. C'est pas nouveau, la puissance de l'art au service des idéologies, c'est la même machinerie que les croisades en plus sexy, en plus glamour.

 

Marlène Llop : On n’est pas dupe, on a bien saisi l'enjeu du « rêve américain ». Mais nous nous en servons pour poser un contexte de rêve, de croyance, de mythologie sans jugements ni critiques. On est nous-même fascinés par Beyoncé et son industrie, ces clips, sa puissance et sa chanson don't hurt yourself. Pour les jeunes c'est déjà le Moyen-âge, mais nous, elle a notre âge ! Mais restons lucides, on ne fera jamais de Tournefeuille un Super-Bowl ou un Coachella !

 

Retrouvez l’entretien dans son intégralité ici

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